Lors de la conférence de presse consacrée aux questions internationales mercredi 28 février, Nicolas SARKOZY a souhaité que «la perspective d’un nouveau quinquennat [soit] l’opportunité de procéder à un diagnostic de [la] politique étrangère [de la France]
Nicolas Sarkozy, actuel ministre de l’interieur français, a décrit le Liban comme entouré d'ennemis à
l'intérieur qu'à l'extérieur de son environnement géopolitique.
« Il est nécessaire que les liens Franco-Libanais soient basées sur un dialogue objectif et honnête pour maintenir une relation à long terme constructif entre les deux pays, » a-t-il déclaré et ajouté qu’ « alors que le président Jacques Chirac a réussi à bâtir d'excellents liens avec le Liban, Celles doivent être approfondies et libres d'une vision personnelle des choses, » en référence aux liens particuliers entre le président français et la famille de l'ancien premier ministre assassiné Rafic Hariri.
Toujours au sujet de ces liens, il conclut que les relations bilatérales entre les 2 pays doivent être dénuées de stratégie politique et idéologique, et appliquer trois priorités :
- la première étant de suivre de manière particulière l'enquête internationale au sujet de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais et de punir les commanditaires,
- la deuxième étant de convaincre la Syrie que le Liban est un pays indépendant,
- le troisième objectif serait de convaincre le Hezbollah de se transformer en partie purement politique, de lui faire accepter son désarmement et être moins influencé par l'Iran.
« Désarmer les milices est nécessaire, le gouvernement
libanais doit être la seule autorité à pouvoir détenir des armes. » a-t-il conclu à ce sujet.
Au sujet du conflit de juillet dernier, le candidat à
l'élection présidentielle a déclaré avoir été contre la guerre, estimant la
réaction israélienne dure et disproportionnée, ajoutant en avoir informé
les autorités officielles israéliennes. Il a cependant réitéré être un ami
d'Israël, avec ses propres visions politiques.
Il conclut en décrivant le Liban comme un véritable miracle en raison de sa diversité et le pluralisme de sa culture, ajoutant qu'un régime modéré comme le modèle libanais se doit d'être soutenu.
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